CROIRE ET ETRE SAUVE

“Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.” Acte 16 :31

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lusieurs personnes citent ce texte comme passage clé pour défendre la conception  selon laquelle la foi est une condition à remplir pour être sauvé. Le fait de croire est présenté comme une condition à laquelle se rattache une promesse. La condition étant : «  crois » et la promesse : « tu seras sauvé », si, et seulement si, la condition est remplie.

            Aussi plausible que cette argumentation puisse paraitre à la logique, elle n’est pas moins loin de la vérité. Le salut n’est nulle part conditionné par nos actes ou capacités dans les Ecritures. Il n’est nulle part présenté comme étant accompli par nous ni par notre biais, Tite 3 :5. « Le salut vient de l’Eternel », dit Jonas 2 :10.  L’ordre ou l’instruction de croire en Christ n’est pas une condition, mais tout simplement UN ORDRE! Le salut qui est en Christ, celui dont Il est l’auteur par son obéissance sans faille jusqu’à la mort, est révélé au cœur de ses rachetés. C’est de cette révélation que vient leur foi, Romains 1: 16,17.

Il importe par ailleurs de ne pas perdre de vue le fait que dans ce contexte, ce ne sont pas Paul et Silas qui demandent au geôlier s’il voudrait bien savoir ce qu’il y a à faire pour être sauvé. C’est plutôt le geôlier qui pose la question qui ne peut provenir que d’un cœur déjà régénéré par l’Esprit de Dieu. C’est cette œuvre de l’Esprit qui le pousse à lancer ce cri du cœur qu’il ne peut contenir : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Lorsque l’Esprit de Dieu vous a ouvert le cœur comme dans le cas de Lydie (Actes 16 :14), Il vous rend, vous le pécheur, attentif à l’Evangile et vous amène à croire en Christ seul comme étant votre unique sagesse,  justice, sanctification, et votre unique rédemption (1 Corinthiens 1 : 30). C’est Lui qui valide pour vous ce salut, PAS vous.

Plusieurs personnes, dont le Seigneur n’a jamais ainsi ouvert le cœur, ont professé leur foi en s’appuyant sur ce passage, mais sont encore dans l’ignorance de la véritable justice de Dieu que Christ a obtenue par son sang versé et que Dieu impute souverainement au pécheur. Dans le cas de ces personnes, c’est plutôt le prédicateur ou l’évangéliste qui pose la question : « Voudriez-vous savoir comment vous pouvez être sauvé ? », en lieu et place d’elles-mêmes s’écriant : « Que dois-je faire pour être sauvé ? » C’est une erreur dont on s’aperçoit difficilement, mais qui n’est pas moins nuisible parce qu’elle fait croire à l’individu (homme, femme, et enfant), qu’il a accompli un acte qui valide ou rend son salut effectif.

En Jean 6 : 44, Christ a dit : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire… » Il ne faut donc pas s’y tromper, c’est Dieu Lui-même qui rend efface Son ordre de croire dans le cœur de Ses élus. Il les amène ainsi à Christ en les persuadant de leur rédemption et de leur justification grâce à la justice acquise par le sang versé de Son Fils et qui leur est gratuitement imputée.

Il convient aussi de remarquer dans le verset suivant, en Actes 16 : 32, que Paul et Silas  ne se sont  pas contentés de dire : « Crois ».  En effet, « …ils lui annoncèrent  la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison » En d’autres termes, ils lui parlèrent de l’honneur et de la gloire de Christ, ainsi que de la plénitude du salut accompli en sa mort pour eux.  C’est une telle conviction que l’Esprit de Dieu communique à ceux  que Christ a rachetés. C’est cette conviction qui les amène à croire et à se reposer uniquement dans l’œuvre parfaite de Christ en réponse à l’ordre donné, c’est-à-dire, croire.       

                                                                                                             KEN WIMER